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« Nous sommes tous des bactéries » car des milliards de bactéries vivent dans ton organisme. Les gênes de tes bactéries sont plus nombreux (3 millions) que tes propres gênes (23 000). Ces bactéries vivent surtout dans ton intestin et contribuent à booster ton système immunitaire, réguler tes hormones, améliorer ta digestion et fabriquer des vitamines. 

Une étude de 2016 a démontré que les enfants nés par césarienne ont 33% de risques supplémentaires de devenir obèse pendant leur enfance. Sûrement parce que le microbiome dont ils ont hérité à leur naissance est différent : provenant de la mère (flore vaginale) ou de la chambre d’opération (en cas de césarienne). 

La course aux antibiotiques administrés aux animaux d’élevages et aux personnes malades est un facteur d’obésité probable. Les personnes à qui on a prescris des antibiotiques ont tendance à prendre plus de poids que les personnes qui ne sont pas sous antibiotiques. 

La nourriture que tu ingères va nourrir différentes bactéries dans ta flore intestinale. Une étude de 2013 a trouvé 8 espèces de bactéries qui favorisent le contrôle du poids. La particularité de ces 8 espèces est qu’elles se nourrissent toutes de fibres qu’on retrouve surtout dans les légumes ! 

On parle de différents entérotypes pour désigner les différents types de microbiomes que l’on retrouve chez chacun d’entre nous. Les Prevotellas caractérise les personnes qui mangent surtout des fruits et légumes et les Bactéroides ceux qui se nourrissent essentiellement de viande. Une étude a montré que les africains américains (consommation importante de viande et laitage) ont 50 fois plus de chance de développer un cancer du colon au cours de leur vie.

Mais tout n’est pas perdu ! En 24h on peut changer sa flore intestinale selon ce que l’on mange. Une alimentation essentiellement végétale favorise la production d’acides gras à chaîne courte qui sont moins cancérigènes tandis qu’une alimentation essentiellement animale favorise la production de sulfite d’hydrogène soupçonner d’endommager notre ADN. 

Aussi, plus notre flore intestinale est riche moins nous risquons de prendre du poids. Par exemple, un mois de consommation de céréales complètes comme l’orge et le riz brun contribue a une flore intestinale plus diversifiée. Par contre, l’ingestion de suppléments de fibres n’a apparemment pas d’effets.  

Certains prébiotiques comme l’inuline qu’on retrouve dans l’ail et l’oignon ont un effet bifidogène important. La myrtille et la pomme ont aussi cet effet qui permet un meilleur contrôle du poids. Le thé vert et le café contiennent beaucoup de polyphénols qui augmentent aussi le niveau de bifidus. C’est aussi le cas des fruits et légumes comme les pommes, poires, baies et poivrons qui permettent de lutter contre sa prise de poids.  

Par contre, l’ingestion de suppléments en probiotiques peut être dangereuse (deux fois plus de morts chez les personnes atteintes de pancréatites). Contrairement aux fruits, les probiotiques provenant des produits laitiers pourrait contribuer à la prise de poids. 

Des transplantations fécales entre individus sains et individus obèses ont déjà permis des améliorations significatives du contrôle du poids. Cependant, même si l’individu obèse acquière ainsi une flore intestinale saine, son alimentation de base doit changer sinon sa flore intestinale risque de redevenir comme avant (entraînant un surpoids). 

Conclusion : Pour rester en forme, tu peux cultiver une flore intestinale riche et saine en mangeant suffisamment de fruits et légumes. Tes bonnes bactéries te diront merci et toi aussi ! 😉

Traduction du livre « How Not to Diet. » de Michael Greger.

#sportsauvage