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As-tu déjà entendu parler du flow ? Tu es complètement concentré et absorbé par ton activité, à tel point que tu ne vois plus le temps passer. Pendant cet interval, le temps, les traquas du quotidien ou autres éléments perturbateurs ne comptent plus.

Tu es dans ta bulle et tu te sens plus que bien. C’est ça le flow. C’est un état mental qui procure du bien être dans l’instant et une profonde satisfaction après coup.

 C’est l’expérience optimale pour Mihály Csíkszentmihályi qui a introduit ce concept dans la psychologie moderne. Ce flot d’énergie puissant est aussi connu des philosophies orientales depuis longtemps.

Les taoistes parlent de la non-action. En s’engageant complètement dans l’action on finit par agir sans effort. La pratique de la méditation et la pleine conscience permettent d’atteindre le tao.

On fait confiance à son intuition et à ses habilités naturelles pour faire. On réalise l’action sans autre but que de réaliser. On est pleinement ouvert à l’instant au point qu’on incarne l’action. Peu importe ce qui arrive, on reste centré sur ce qu’on fait.

C’est le Mushin pour les bouddhistes qui signifie l’esprit vide ou le non-esprit. On n’est plus préoccupé par aucune pensée ou émotion. L’esprit vide est totalement libre, sans préjugés et malléable.

Cet enchantement est atteignable à tout moment. Pourtant, il est rare qu’on soit sur cette longueur d’onde dans notre routine quotidienne.

Alors comment être dans le flow plus souvent ?

Selon Mihály des conditions particulières permettent d’être dans le flow :

I. Se confronter à des tâches qu’on a une chance de réaliser.

Le flow est possible dans toutes les tâches qui ont un début et une fin même si cette fin est lointaine. On peut gravir l’Himalaya même si c’est la plus haute des montagnes.

II. Etre capable de se concentrer sur ce qu’on fait.

Dans un état de flow, on oublie tout ce qui est en dehors de la tâche à réaliser, que ce soit le temps, les bruits extérieures, distractions et autres éléments extérieurs.

II. Des buts clairs et des feedbacks immédiats.

Les sportifs atteignent souvent le flow pour une raison simple. Chaque sport comporte des règles clairs et on peut facilement mesurer ses progrès en temps réel. Par exemple, tu peux mesurer ton temps de course sur une distance précise et apprécier ton état de fatigue.

III. Agir sans effort mais avec un profond engagement qui permet d’oublier les inquiétudes et les frustrations.

Les personnes qui atteignent le flow sont complètement engagées dans l’action sans effort particulier. Elles sont tellement immergées dans leur action qu’elles oublient les vicissitudes de leur quotidien. Le peintre dans son tableau ou l’écrivain dans ses lignes oublie tout le reste.

IV. Une expérience qui permet d’exercer un contrôle sur tes actions.

Tu dois pouvoir choisir comment réaliser la tâche comme bon te semble. Tu peut aussi bien agir grossièrement qu’aller dans le moindre détail dans une quête de perfectionnement. Tu es l’acteur principal qui décide comment cela va se passer.

V. Pendant l’expérience de flow les préoccupations du soi disparaissent, et après, le sentiment du soi ressort plus fort.

Quand on est complètement immergé dans le flow on ne pense plus à soi. C’est comme si le soi n’existait plus. Le sage zen dirait qu’on est un avec l’action. On est le grimpeur, le marcheur, le rêveur ou simplement la fleur qu’on regarde.

VI. Le temps est altéré.

Les minutes deviennent des heures ou les heures deviennent des minutes.

Mihály va même plus loin en détaillant comment atteindre le flow dans l’activité physique :

  • Se fixer un but principal et autant de sous-objectifs que possible.
  • Trouver des moyens de mesurer ses progrès selon ses objectifs.
  • Continuer de se concentrer sur ce qu’on est en train de faire et distinguer de plus en plus finement les challenges auxquels on est confronté dans l’activité.
  • Développer les compétences (skills) nécessaires afin de saisir les opportunités disponibles.
  • Continuer d’augmenter le niveau si l’activité devient ennuyeuse.

Oh ça y est t’as le flow je le sens !

Extrait du livre Flow, écrit par Mihály Csíkszentmihályi.

#sportsauvage