Les aliments qui composent notre assiette sont-ils pollués ? La présence de nombreux produits chimiques (obesogenic pollutants) dans notre alimentation a favorisé l’obésité. Les élevages industriels utilisent de nombreux produits chimiques pour augmenter leur productivité (croissante plus rapide, animaux plus gros etc). Même nos chats domestiques ont tendance a être plus gros !

Les fruits de mer les plus touchés par la pollution

Les fruits de mer sont fortement touchés par la pollution notamment due aux organoétains hautement toxiques pour tous les organismes aquatiques. Les TBT auparavant utilisés dans les peintures antifoulings perturbent les hormones des poissons et entraînent des changement de sexe. Ce sont aussi des perturbateurs endocriniens avérés pour notre organisme. Les organoétains activent également le récepteur PPAR-γ. Son activation excessive entraîne la multiplication et l’augmentation de la taille des cellules adipeuses (graisse). Ensuite, cette augmentation de la masse graisseuse entraîne la diminution de notre masse osseuse (risque d’ostéoporose), cartilagineuse et musculaire. 

Les fruits de mer et en particulier les flétans, le thon et l’espadon figurent parmi les plus pollués. Les poissons d’élevage sont aussi souvent touchés par la pollution. 

La pollution plastique est importante dans tous les océans. De nombreux particules de plastiques ont été retrouvés dans les poissons comme « la tête plate, la crevette grise ou le barracuda ». Les petits poissons sont les moins touchés car ils ont généralement moins ingéré de substances polluantes (plastiques et métaux lourds). 

Les conserves et les produits animaux souvent pollués

Une fois ingéré par l’organisme, le BPA (un des plastiques les plus utilisés à travers le monde) entraîne la multiplication des cellules adipeuses et peut être responsable d’une faible masse corporelle (lean body mass) et musculaire. On retrouve les BPA surtout dans la nourriture en conserve (notamment les petits pois et le thon) et la nourriture transformée. 

Les phthalates sont également un facteur d’obésité probable. On les retrouve dans la viande, les produits gras et laitiers. On les retrouve beaucoup dans la volaille, les oeufs et le lait des vaches non-trait à la main

Les DDT qui ont des effets néfastes sur la reproduction (désintérêt pour l’activité sexuelle chez les femmes) sont surtout présents dans la viande, le poisson, la volaille, les oeufs, le fromage, le beurre et le lait.

La cuisson vapeur diminue le risque de cancer

La manière de cuire aussi peut jouer sur ta santé. Le fait de “griller, rôtir, frire à la poêle ou toute autre méthode de cuisson qui provoque la formation d’une croûte” augmente le risque cancérigène. Au contraire, la cuisson vapeur préserve les vitamines des aliments.

Les hydrocarbures aromatiques polycycliques (HAP) qui proviennent de la combustion (automobile, bois, charbon, chaudières…) augmentent aussi le risque d’obésité. On les retrouve surtout dans la viande (surtout le porc).    

Toutes ces pollutions nous incitent à consommer moins de produits animaux et d’aliments en conserve.

Résumé extrait du livre américain How Not to Diet, par Michael Greger

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